Episode 4 : Nelly.
Je marcha un peu, jusqu'à chez moi. Sachant que je ne pouvais passez par chez moi, étant donné que mes parents me reconnaîtrons pas... alors à quoi bon, autant
aller vers ma petite amie ! Je sonnais à sa porte, personne... je resonnais plusieurs fois même, toujours dans l'espérance qu'elle serait là, mais en vain. Je sortis de l'immeuble, mon ventre
criait famine. J'étais allé au supermarché du coin, en prenant soin d'acheter juste le nécessaire, la nourriture. Après ça, il me ne restait que une bonne trentaine d'euros. J'alla ensuite dans
le parc, m'assis sur un banc, et mangea mon sandwich en regardant les pigeons qui venaient partager mon repas avec les miettes que je faisais tomber sans le vouloir. Je vis en face du parc, un
magazin. Magazin pour femmes, avec plein de vêtements et tout. Je vis aussi, Nelly ! Ramassant mes effets personnels et mon déjeuné, je courra en direction d'elle.
Arrivé essouflé je dis
- Mlle !
- Qui y a-t-il ?
- C'est moi Nick. Tu me reconnais Nelly ?!
- Mais vous êtes complètement fou !
- Non c'est moi ! tu te souviens de l'ascenseur, et des bons moments qu'on a passé ensemble ?
- Et alors, le Nick que je connais n'est pas comme ça. Laissez moi !
- Stp, c'est moi, c'est une longue histoire, je te l'expliquerais plus tard, fais moi confiance
- Non laissez moi Monsieur svp je n'ai plus le temps de parler avec des inconnus, je ne vous connais pas ! dit-elle d'une voix confuse.
Elle partit en courrant... Pffff Comment vais-je faire, je ne suis pas dans mon corps. Le vrai corps est sans doute mort, mais ma conscience est bien là. Que
faire...
Je partis en direction opposée, là où habitait Nelly, je l'attenderais, et je lui dirais tout ! L'ascenseur ammena à son étage rapidement, je m'assis, je l'attenderais. Entretemps je m'étais
assoupis légèrement, mais je fus vite réveillé quand les portes de l'ascenseurs s'ouvrirent. C'était elle !
- Nelly !
- Encore vous, arrêtez de me harceler, et comment connaissez vous mon prénom ?
- Parce que c'est MOI ton petit ami Nick, s'il te plaît..., je la suppliai
- Pauvre fou...
- Je ne suis pas fou je suis dans le corps d'une autre personne, mais c'est bien moi enfin c'est ma conscience, celle de Nick !
- Je ne vous crois pas, arrêtez votre cirque !
- Je te jure, Nelly, c'est moi !, mes larmes commençaient à couler, lentement.
- Laissez moi, elle ouvrit la porte et la claqua.
Encore râté, j'en ai marre, tanpis, j'aurais au moins essayé. Je n'ai plus rien à perdre...
Je descendis de l'immeuble, regardant une dernière fois la fenêtre de l'appartement de Nelly, une dernière fois, et je partis. Non loin de là, il y avait un bar, il faisait noir, le Soleil
s'était couché pour laisser place à la Lune, j'allais me saoûler pour en finir une bonne fois pour toute. Je rentra dans le bar, m'assis au comptoir.
- Serveur, vous avez quelque chose de très fort ?
- Oui biensûr.
- Servez le moi.
- D'accord.
En effet, je ne sus quelle était cette boisson, du whisky ? je ne suis pas très connaisseur, enfin bref. J'enchaîna verre sur verre jusqu'à user toutes mes économies... Après cela, je n'étais plus moi même, même si je le suis déjà un peu. Me parla à moi même, je sortais du bar, trébuchant :
- Vl'àà un mondeeeeee cruelleeeeee, j'ai perduuu ma familleeeee mais ... mais surtout ma petite amiiiiiiie... Monde de merdeeeeeee !
J'allais sur le toit de mon immeuble, pour en finir. Je m'approchis du bord, et là, je criais aux gens qui passaient :
- Foutuuu mondeeeeeeee !
Je n'avais plus rien à perdre. Les gens ont commencé à voir ce tragique spectacle... ils étaient de plus en plus, moi je restais comme ça, j'attendais encore un peu, j'humais mes dernières bouffées d'air, de vie... je regardais au loin, l'horizon... Les secours commençaient eux aussi à arriver. Une personne avec un porte voix me parlait, et me disant qu'il ne fallait pas sauter,blabla. Nelly, sans doute alertait par tout ce vacarne, elle regarda par la fenêtre, et sortit rapidement de son appartement. Elle monta pour aller jusqu'au toit.
- Je te crois ! Nick cria-t-elle
- Et pourquoi tu n'as pas cru avant, pourquoi ne m'as tu pas fait confiance ! Hein !
- Parce que... ce n'est pas ton corps...
- Tu sais ma chère Nelly, je t'aime, mais j'en ai marre de la vie, marre de tout...
- NON ! ne fais pas ça je t'en supplie ! Je t'aime Nick...
- Trop tard !
Je bascula en avant, la tête d'abord, le reste après, c'était mon allé pour le Paradis, un allé simple. Je voyais Nelly, criant, et pleurant des toutes ses larmes, elle réussit à prendre une de mes mains, je ne tenais ma vie que par ce lien... le lien entre elle et moi. Le lien entre la vie et la mort. Le lien entre la victoire et la défaite...
- Laches moi Nelly, j'en ai marre, je veux en finir !
- Non ! Je t'aime, il nous reste encore de beau jours devant nous, je ne veux pas te quitter ! Je t'aime ! je t'aime Nick...
- Moi aussi...
Les secours arrivèrent sur le toit, et m'aidèrent à remonter... J'aurais tant voulu en finir, j'en avais marre...
Quelques jours plus tard, tout allait bien, Nelly et moi sommes heureux. J'avais un peu mal à la tête... C'était atroce, j'allais chez le docteur, pendant que Nelly faisait une sortie avec ses
amies.
Il m'osculta, et me questionna, il m'a dit que c'est pas du normal d'avoir ces maux si violents... Il m'envoya voir alors à côté de son cabinet, il y avait une grosse marchine, il m'a dit que
c'était pour regarder ce que j'avais dans le cerveau. Après l'analyse du docteur, il me dit que j'avais... une grosse tumeur au niveau de l'hémisphère gauche, et que le temps serait compté. Il a
dit aussi que une tumeur de cette taille là, était trop grosse pour être retiré, il a dit que j'étais au stade très avance, pour ne pas dire final...
Le lendemain, j'étais sur mon lit de mort, et à côté Nelly, la femme que j'aurais dû aimé si je n'étais pas dans ce corps... Qu'importe, tout cela est fini. Mes derniers seront pour elle :
- Quel monde cruel dis-je d'une voix faible
- Oui... la vie s'est acharnée sur toi, malgré tout ça, tu m'as retrouvé...
- Oh oui, tu prendras... hoo... tu prendras soin de ce que je t'ai laissé...
- Je prendrais soin de notre bébé, je te promet Nick, je t'aime.
- Je t'aime Nel... Nelly
Je sentis le contact de ses lèvres contre les miennes, un dernier baiser, un baiser d'adieux...